Sud Lipez – Volcan Uturuncu

C’est à peine remis de notre expédition de la veille version trial que nous nous mettons en route vers la « la route la plus haute du monde ». Notre but : monter en haut du volcan Uturuncu (6008 mètres). Nous espérons que cette ancienne piste d’exploitation du soufre qui monte à 5900 mètres ne sera pas trop difficile pour la mule.

Depuis deux jours, un des volcans qui nous entoure nous fascine. Il a deux sommets ensoufrés, souffle la lune, et sous le soleil, le camaïeu brun-rose de ses pentes se fait chatoyant. Nous sommes heureux de nous rendre compte que la piste part en direction de ce volcan.

Après quelques dizaines de kilomètres, la route la plus haute du monde est tellement belle que Grégoire en lâche son guidon. Fasciné par le paysage, il pose doucement la moto dans le sable pour ne pas suivre la direction de son regard (le ravin !) Nous nous en sortons avec un grand éclat de rire. Tout se passe bien, même si le chemin est parfois difficile : c’est certainement avec des chevaux et des charettes et non avec des camions que cette mine de soufre devait être exploitée !

Vers 5600 mètres, un névé barre le chemin : impossible de passer ou de faire un détour pour l’éviter. Nous laissons la moto et continuons à pied. A cause de l’altitude, Cathy ressent un grand coup de fatigue : impossible de bouger ne serait-ce qu’un doigt ou un orteil. Cela finit par passer et nous continuons l’ascension. Nous progressons avec lenteur : à chaque pas, le coeur se met à battre la chamade et à vouloir sortir de la cage thoracique. Il faut ramener le calme avant de faire le pas suivant. Nous montons dans les vapeurs et les odeurs de soufre, tandis que des bruits de locomotive sortent des flancs du volcan. Avec une pause tous les 15 mètres pour combattre l’arythmie cardiaque, il commence à se faire tard et nous ne voulons pas reprendre la piste de nuit. Cathy fait donc demi-tour un peu avant le sommet, tandis que Grégoire continue seul.

Le chemin est à la fois raide et meuble. Essouflé, Grégoire traverse des éboulis et monte jusqu’au cratère. Il traverse encore quelques névés et arrive enfin au sommet. Le temps de profiter de la vue, d’admirer la laguna celeste que nous n’avions pas vue la veille, et c’est la redescente, en petite foulée, qui s’amorce : il est presque 17h et le jour tombe à 18h. De son côté, Cathy n’avait pas prévu que l’ascension des derniers mètres lui prendrait si longtemps. Arrivée à la moto, elle fait donc demi-tour avec la frontale, de l’eau et la trousse de secours, persuadée qu’il est arrivé quelque chose.

Heureusement, au bout de quelques minutes nous nous retrouvons et retournons sans encombres à Quetena à Chico.

 

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