Sucre

12 au 15 septembre – Ah ! La douceur de Sucre …. d’abord son climat : à 2800 mètres d’alitude, elle échappe au froid des Andes et à la chaleur de l’Amazonie. Douceur ensuite de ses habitants : Carlos nous croise dans la rue alors que nous cherchons un hôtel et nous invite chez lui, pour le temps que nous voudrons. Douceur des courbes des architectures coloniale et de la période républicaine enfin, partout présentes dans la ville. Les monuments construits par les fortunes minières de Potosi, qui lui préfèrent rapidement son climat, puis les édifices de la Bolivie indépendante dont elle devient la capitale en 1825 font de Sucre une ville superbe en termes architecturaux et urbains.

Et quelle fête lors de notre passage ! En l’honneur de la vierge de Guadalupe, une procession de plusieurs milliers de musiciens et de danseurs défile dans les rues pendant 3 jours. Des groupes de collégiens puis de danseurs de tous âges se succèdent. Ils viennent de toutes les régions du pays. Honneur aux plumes de suris (une sorte d’Autruche) sur les chapeaux, aux danses des mineurs de Potosi, à celles des esclaves noirs ou des guaranis de Santa Cruz, aux côtés des costumes plus classiques des danseurs caporales, tinkus ou characareras. L’espace et le temps boliviens, toute la richesse et la diversité du pays sont représentées : danses en costumes d’héritage colonial, broderies des diverses communautés indigènes, au son du violon, des flûtes ou des grelots, représentation de la lutte du bien et du mal, de l’union des générations mortes et vivantes, des hommes et de la nature … tout y est.

Sucre est enfin riche de la diversité des villages Jalq’a et Tarabuco aux alentours, dont les traditions textiles et musicales sont remarquablement présentées et revisitées dans le musée créé par la fondation ASUR (Anthropological Research and Ethno-development, Anthropologists of the Southern Andes), dont nous avons particulièrement apprécié la visite. La profondeur et la complexité symbolique des motifs, la virtuosité des techniques de tissage et leur évolution permanente (encore aujourd’hui) nous ont bluffé (http://www.asur.org.bo/).

 

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