Comment nous avons manqué la célèbre route de la mort

26 – 28 octobre – Des routes de la mort, nous en avons emprunté beaucoup. Dénivelé impressionnant, piste étroite et en mauvais état, virages qui s’enchaînent, croisements difficiles avec d’éventuels bus et camions …

Grégoire finit par convaincre Cathy (peu enthousiasmée par le mauvais temps) de parcourir la “route de la mort” éponyme, qui part de la Paz en direction de l’Amazonie, en passant par le le village de Coroico (1500 mètres). Sans être plus difficile que les autres, elle est célèbre par le nombre de personnes qui s’y sont tuées en raison du trafic très important qu’elle supporte, notamment en raison du commerce de la coca (et de ses dérivés). Une nouvelle route passant par une vallée parallèle a été depuis été construite, de telle sorte que la route historique a aujourd’hui une circulation tranquille de touristes, pour beaucoup à VTT.

2013-10-26 pseudo route de la mort 027Nous partons, montons à près de 5000 mètres …. et Grégoire aperçoit dès la sortie du col un chemin au creux de la vallée qui s’ouvre devant nous – il devrait bien rejoindre ensuite la route historique, non? Le chemin ressemble davantage à un chemin de VTT mais bon…. quelques pierriers plus loin, nous débouchons sur ce qui doit être la “vraie” route de la mort, plus praticable et d’ailleurs plus pratiquée puisque nous croisons et doublons de petites camionnettes. Finalement, le temps n’est pas trop mauvais et nous descendons, descendons … Sur la carte, le trajet n’est que de 70 km environ, mais déjà la nuit approche. Nous avons parcouru 120 km et nous devrions être arrivés depuis longtemps. Coroico est encore à 40 km… La forêt se met à résonner du plus étrange chant d’animaux que nous ayons entendu. Le bruit est partout, fort, nous suit, nous précède, nous entoure.

Le lendemain, nous nous réveillons sous la pluie. Une belle pluie drue de montagne qui n’en finit pas de tomber, sous un ciel gris où nous voyons passer les nuages. Nous décidons d’attendre un jour de plus avant de repartir, en espérant que le temps va se lever. En consultant la carte, nous comprenons pourquoi nous avons mis tant de temps à arriver à Coroico : nous n’avons pas pris la route de la mort mais avons bifurqué un peu en amont sur une vallée parallèle.

Le jour suivant, le ciel est bas mais la pluie semble nous laisser un peu de répit. Nous trouvons enfin la célèbre route pour remonter à La Paz. Nous partons à la faveur d’une éclaircie et dix minutes plus tard la pluie se remet à tomber. Les cascades gorgées d’eau se déversent sur nous tandis que nous n’en finissons pas de traverser les nuages. Des paysages, nous ne pouvons pas dire grand chose, mais l’ambiance dans ces lacets brumeux qui s’enchaînent et dévoilent parfois des à-pics vertigineux nous saisit. La route de la mort  a sans doute perdu l’origine de son nom, mais ce matin là elle semblait encore hantée.

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Cathy : “Quand on me dit qu’un camion (de contrebande, poursuivi par des policiers) peut passer ça, je ne le crois pas ….. “

“ Mais par contre ça, oui !!”

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