Retour à La Paz

2013-12-07 Sillustani 0255 au 8 décembre – Depuis Cusco, nous devons donc retourner sur nos pas à La Paz pour ouvrir le moteur de la mule et comprendre enfin pourquoi elle fume. Nous prenons une route vers le lac Titicaca en nous arrêtant à “la Sixtine des Andes”, une chapelle aux fresques et plafonds peints, et à la nécropole préhispanique de Sillustani. Les hautes tours dans lesquelles des ossements ont été retrouvés, ainsi qu’un trésor, laissent planer un parfum de mystère.

A l’immigration bolivienne, l’officier refuse de nous laisser passer, à moins de payer une amende pour “évasion illégale de frontière”. 450 km dans les pattes, 18h30, c’est la tuile. Lorsque nous avions passé la frontière sur le versant nord du lac, le douanier avait oublié de tamponner notre passeport, ce dont nous ne nous étions pas rendu compte. Nous essayons de raconter l’histoire de ce passage dans une douane minuscule et retirée, d’argumenter en expliquant qu’à la sortie de Bolivie nous avions les papiers en règle et que nous n’avions pas eu à payer d’amende, de contester le chef d’inculpation, rien n’y fait. Le temps passe, et nous choisissons de passer la nuit sur place : si nous retournons vers le Pérou, tous les papiers de véhicule sont à refaire, la nuit tombe, et nous ne souhaitons pas payer pour cet oubli.

2013-12-08 Du lago Titicaca a La Paz 001La douane ferme, ainsi que l’immigration. La frontière se vide peu à peu des habitants du coin qui transportent des marchandises sur des vélos de chaque côté de la frontière. Ne restent que des policiers qui nous indiquent où planter notre tente. Une bolivienne vient discuter avec nous, surprise et très curieuse de voir comment nous allons habiter là pour la nuit. Nous faisons visiter notre “maison” à sa petite fille. La nuit est maintenant tombée, et tout est silencieux… jusqu’à ce que la pluie se mette à tomber. La tente, mal plantée sur un terrain trop dur se décroche pendant la nuit et malgré une sortie dans le froid humide, une bonne partie de nos affaires est mouillée. Le matin, le ciel est encore bas et il a neigé sur les montagnes avoisinantes.

2013-12-08 Du lago Titicaca a La Paz 002Nous repartons à l’assaut de l’immigration en ayant préparé deux armes de plus : la photo de nos documents de passage en douane des motos, qui devrait aider à convaincre l’officier que nous avons fait les choses en règle, et une échappatoire qui lui laisse la possibilité de changer d’avis sans se dédire : aller régulariser la situation à La Paz. La fin de l’histoire se déroule en deux actes. L’officier d’immigration et Grégoire se mettent d’accord pour un passage à régulariser à La Paz. Pas de papier donc mais nous pouvons passer. Ouf, nous croyons être sortis d’affaire. Mais les douaniers ne veulent pas faire les papiers des motos sans le tampon de l’immigration.

2013-12-08 Du lago Titicaca a La Paz 009Acte deux : Grégoire revient à l’office de l’immigration. Il arrive à convaincre l’officier de vérifier à La Paz que le bureau de Puerto Acosta existe bien, car nous avons enfin compris d’où vient le problème : l’officier pense qu’il n’y a pas de bureau au nord du lac ! donc il est persuadé que nous avons passé illégalement la frontière. A La Paz, par téléphone, l’existence du bureau de Puerto Acosta est confirmée … après 20 heures à la frontière , nous voyons enfin le dénouement de l’affaire. Tampons obtenus, papiers des motos dans la poche, tout se règle avec du temps et de la patience.

La fin de la route vers La Paz se fera sous un ciel d’orage. Nous voyons les averses tomber à l’horizon …. puis finalement sur nous.

 

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