La Paz

S’il y avait une bible de l’urbanisme, Nuestra Signora de La Paz serait jugée hérétique. La Paz, c’est une ville qui dévore un canyon. Le fond digéré à 3500 mètres d’altitude, elle se repait de toutes les pentes, vallées et interstices exploitables. Elle fagocyte les pourtours en s’étendant de plus en plus sur l’altiplano, 500 à 700 mètres plus haut, avec la ville d’El Alto. La Paz, ce sont des immeubles bas en haut, des immeubles hauts en bas, des rues aux pentes vertigineuses qui deviennent des torrents quand il pleut, des bouchons quasi permanents, des ponts, des routes et des maisons qui occupent chaque parcelle constructible… C’est la fumée des bus qui vous prend à la gorge dans ses rues étroites et qui vous fait espérer que le premier téléphérique de transport en commun soit vite achevé…
La Paz, c’est aussi les petits stands des cholitas qui se succèdent les uns aux autres, les montagnes fabuleuses qui l’entourent et qui accrochent les orangés des couchers de soleil, les perspectives vertigineuses lorsqu’on prend un peu de hauteur. La Paz, c’est pour nous l’occasion de belles rencontres, notamment avec Maurice qui dirige Moto Andina et qui nous héberge pendant plusieurs jours et avec Ugo, grand mécano avec qui Grégoire apprend à démonter son moteur.

 

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