De La Paz à Pan de Azucar au Chili

Du 19 décembre au 30 décembre – Pour la première fois depuis longtemps, nous avons un rendez-vous : nous devons être le 30 décembre à 10h30 au consulat de Santiago du Chili. Nous ne voulons pas prendre la panaméricaine, qui ne nous semble pas faite pour nous. C’est la grande route qui relie le nord au sud du Chili : trop de circulation, avec des voitures et des camions plus rapides que nous, un désert immense à traverser, l’ennui et la fatigue de grandes étendues sans fin … non, nous allons traverser le désert depuis la frontière bolivienne et passer par la côte par des routes plus petites et des pistes.

Pour rejoindre le Chili, nous nous offrons la traversée du parc d’Isluga : des thermes, un volcan dont au devine au sommet les vapeurs d’un geyser… et des lamas (forcément).

2013-12-21 De Pozo Almonte a Mejillones 049C’est ensuite la traversée du désert du nord du Chili pour rejoindre la route 1 au sud de Iquique. Traversée du désert … immense : nous avons la sensation vertigineuse de perdre nos repères sur ces petites routes où pendant des kilomètres et des heures se répètent à l’infini les dunes, derrières lesquelles il y a des dunes, derrières lesquelles… Pas la moindre petite trace de vie – seulement un camaïeu de jaunes, saumons, ocres, oranges et marrons. C’est aussi le silence, c’est la pureté presque dure du ciel dans lequel brillent aussi bien le soleil que les étoiles (le Very Large Telescope de l’observatoire européen austral a été construit ici) . En août, nous avions roulé dans une autre partie de ce désert, près de San Pedro d’Atacama ; la descente que nous faisons maintenant jusqu’à Santiago nous apprend ce que « le désert » peut comprendre de diversité dans ce qui semble d’abord complètement uniforme.

Notre arrivée à l’océan est comme le passage d’un vertige à un autre. Après des kilomètres de piste dans les dunes oranges, quelques épingles à cheveu nous font descendre en une vingtaine de minutes sur la côte : c’est l’infinité des bleus, des gris et des verts cette fois-ci. La route 1 puis les pistes que nous suivons pendant plusieurs jours jusqu’à La Serena nous maintiennent dans cette ambiance, où nous faisons des bivouacs tous plus sauvages les uns que les autres.

La trace de l’homme dans tout cela ? Des géoglyphes qui attestent de leur présence ancienne. Des chapelles colorées sur le bord de la route. Des mines de nitrate.

 

Nos petites routes entre le désert du nord du Chili et l’océan Pacifique

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