“Japanese asado”

Du 28 juin au 2 juillet

Nishiokoppe 21“Japanese asado” …. parce que Wataru Asano a voyagé à moto en Amérique du sud et que les asados argentins ne s’oublient pas …. parce que nous mélangeons allègrement japonais, anglais et espagnol pour communiquer … et parce que nous faisons à Nishiokoppe le mélange du must des gastronomies argentine et japonaise avec les meilleures grillades que l’on puisse imaginer.

Nishiokoppe 10Nishiokoppe : 1000 habitants perdus dans un océan de verdure. Depuis plusieurs semaines, nous y avons rendez-vous avec Wataru et Chiyo, qui vivent ici depuis leur retour d’un long voyage à moto à travers l’Asie et l’Europe il y a cinq ans. Six mois de neige par an, des renards et des daims à profusion sur les bords des routes. Des forêts et des collines à perte de vue. Il y a tellement d’animaux et si peu d’habitants que la pêche et la chasse sont libres. Wataru pratique les deux et il est déjà tombé nez à nez avec un ours, chacun de son côté de la rivière voulant pêcher. Ce sera plus drôle pour Grégoire, réveillé à 3 heures du matin par un renard entré dans l’auvent de la tente et en train de manger nos gobelets en carton, faute de mieux. Grand moment d’étonnement réciproque entre les deux créatures, qui restent quelques secondes à se dévisager sans bouger. C’est le renard qui craque le premier et va finir son gobelet dehors.

Nishiokoppe 2'La complicité est tout de suite forte. Même état d’esprit, même âge peu près…  Ils sont vraiment heureux de nous rencontrer et mesurent ce que nous sommes en train de vivre… pour l’avoir fait peu avant. Dans le garage, les deux BMW  de leur périple attendent le prochain départ pour étendre la collection d’autocollants du monde qui les recouvrent. Sur les selles, pour nous, peaux de mouton du Pérou et d’Argentine ; peau de lapin pour Chiyo et peau de daim pour Wataru. Depuis son retour, il a aussi rajouté un étui pour sa canne à pêche.

Nishiokoppe 12Chaque soir est un festin festif.  Le jour de notre arrivée, dans leur maison avec Miya, un ami brasseur de Saké venu du honshû, nous découvrons notamment le steak haché de daim chassé par Wataru et préparé par Chiyo. Après quelques excellentes bières de Sapporo, Miya nous fait partager le charme et la richesse des arômes du Saké. Nous sommes convaincus ! Les deux soirs qui suivent, près de l’endroit où nous campons, des amis de Wataru et Chiyo nous rejoignent pour l’asado, puis des jeunes de Nishiokoppe. Nous goûtons toutes les spécialités du coin : daim mariné, côtelettes de mouton, poissons du port le plus proche, crevettes, coquilles saint Jacques et bulots géants…. tout grille sur le feu placé entre nous tous. Nous aurons même le plaisir de boire un excellent vin français. Le premier soir, Wataru finit par nous faire danser. Il danse d’abord seul une danse traditionnelle qui parle de pêcheurs ; ensuite, nous dansons tous ensemble en hurlant de “Hai hai hai wakasai wakasai !”. Un grand moment…  et nous avons du mal à imaginer pouvoir leur rendre autant le lendemain lorsque nous leur jouons quelques morceaux de violon. Dans ce petit village perdu dans la nature et avec ces amis récents mais si proches déjà, ces soirées dégagent une saveur d’authenticité rare.

La danse des pêcheurs par notre ami Wataru

Nishiokoppe 17Le temps du départ arrive ; Wataru, Chiyo, Miya et Eiji  nous accompagnent au ferry, à Wakkanai. C’est une belle balade à moto, avec un arrêt pour visiter la maison que Chiyo et Wataru sont en train d’acheter, dégustation de nouilles (soba) noires dans une gare perdue, photos au point le plus au nord de l’île et bain dans un grand bassin en fonte au fond d’un jardin.

Avant de partir, Wataru et Chiyo nous offrent deux porte-bonheurs faits en peau de daim chassé par Wataru, tannés et cousus par Chiyo. A l’intérieur (mais à ne jamais ouvrir) : des vœux de bonheur et de succès et des sortilèges de sécurité. Nous restons longtemps sur le pont du bateau pour leur dire au revoir…. Nous sommes entre les larmes et le rire car les douaniers et le personnel du Ferry (adorables par ailleurs) agitent aussi les mains pendant de longues minutes pour dire au revoir – le japon jusqu’au bout !

 

 

Adaptations de La truite et de la Cumparsita

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