Altai, épisode 3 : des Balbals turcs à la frontière mongole

Du 23 au 26 août – Résumé des épisodes précédents : après plus de 24h passées à traverser la rivière glacière Tsagaan Gol, nous reprenons la route vers 16 heures en direction du sud du parc d’Altai Tavan Bogd.

Premier arrêt à Tsengel pour faire le plein et trouver un soudeur pour le porte-bagage de Cathy qui a cassé pour la 278e fois. Toute la ville semble endormie lorsque nous arrivons. La jeune propriétaire de la cantine où nous avalons une soupe, quelques khushurs et booz nous aide en passant des coups de fils.

Tavan Bogd 4

Dix minutes plus tard, nous suivons notre soudeur dans les faubourgs (en travaux, donc sableux) et arrivons dans sa maison. Pendant plus d’une heure, trois personnes s’acharnent sur nos motos. Si le porte-bagage de la  Chica est assez vite ressoudé, le perçage du cadre de la mule pour changer un boulon cassé loTavan Bogd 5rs de la dernière rencontre avec un rocher (voir épisode 1) est assez épique.  Quatre forets et dix interventions de Grégoire plus tard (pour éviter que le cadre ne finisse en deux morceaux), c’est chose faite, sous les yeux amusés et les doigts touche-à-tout des enfants que Cathy essaie de canaliser. Nous repartons à la nuit tombante pour trouver un endroit où camper un peu plus loin entre la piste et la rivière.

La frontière et le service d’immigration d’Ölgii étant fermés le dimanche, notre situation irrégulière sans visa ne sera pas solutionnée avant le lendemain. Tant mieux, nous avons toute la journée pour profiter du sud du parc.

C’est une des plus belles journées du voyage qui s’ouvre à nous, sous une lumière très pure qui illumine les lacs et les sommets enneigés entre lesquels se glissent les glaciers qui avancent vers les yourtes cachées dans les replis des montagnes. La piste est bonne, cette fois, et il y a souvent des ponts pour traverser les rivières.

Nous croisons un vaste et émouvant cimetière kazakh en bois au milieu des montagnes, ainsi que des Balbals de la période turque – autres formes de monuments funéraires. Posés là, dans une splendeur immobile, ils manifestent tranquillement la contingence de l’existence.

Nous regagnons Ölgii le dimanche soir. Notre hôte passe un coup de téléphone pour prévenir un de ses amis douaniers de notre situation. Il ne sera pas présent lorsque nous passerons lundi, mais elle nous laisse son nom et son numéro de téléphone qui devraient nous aider en cas de problème.

A la frontière, Grégoire passe le premier. Toutes les formalités sont faites rapidement ; l’officier d’immigration ne voit pas de problème. Puis c’est au tour de Cathy. A force de tourner et de retourner le passeport entre ses mains et d’être interrompu par ses collègues, il finit par s’apercevoir que le visa est périmé. Là, les choses se corsent. Un peu de patience, un peu de méfiance, un mélange d’anglais et de mongol, le numéro magique qui produit son effet …. Le passeport est finalement tamponné.

Altai russe 1Nous passons la frontière russe et poursuivons la route avec Alexei et Yulia. Ils achèvent une boucle de deux mois sur deux vielles motos d’enduro depuis Novossibirsk jusqu’au Baïkal et en Mongolie. Entre la route asphaltée, les bivouacs au coin du feu, les blinis, plov et brochettes qui apaisent un peu notre fringale mongole, nous avons tous les quatre l’impression d’être en vacances. Même les pétroglyphes sont faciles à trouver. A hauteur de Novossibirsk, ils rentrent chez eux et nous poursuivons vers le Kazakhstan.

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