Transit au Turkménistan

Du 28 octobre au 1er novembre – notre visa de transit nous donne le droit de rester cinq jours au Turkménistan. Sur ces cinq jours, deux servent à passer les frontières, de l’Ouzbékistan d’un côté et de l’Iran de l’autre. Il faut dire que comme chaque fonctionnaire est surveillé par un fonctionnaire lui même surveillé par ….. la vérification des papiers, la signature des autorisations et le paiement des différentes taxes prend un certain temps. Malgré 1000 km à faire par des températures glaciales, nous prenons le temps de faire quelques détours.

2014-10-29 Champ de coton 001Premier bivouac dans la solitude des champs de coton, témoins silencieux d’un programme agricole dévastateur qui date de l’époque soviétique. Comme en Ouzbékistan, c’est l’eau de l’Amou-Daria qui irrigue les champs. Conséquence : la superficie de la mer d’Aral (alimentée par ce fleuve) a diminué de moitié en une cinquantaine d’années. Villages détruits, éspèces disparues,  températures qui prennent 10° aux extrêmes (quand on sait qu’il fait 50° en été et -40° en hiver, ça fait peur)… bref une aberration écologique aux conséquences catastrophiques.

2014-10-29 Konye Ourgench 014Les restes de la capitale prospère du royaume de Kharezm – Konya Ourguentch – remontent au XI et XII siècles. Un minaret de 60 mètres de hauteur et des mausolées aux toits coniques : ce sont les seuls rescapés des sacs de Gengis Khan puis de Tamerlan.

2014-10-30 Cratere de feu 007

C’est au milieu du désert (où nous voyons nos premiers dromadaires) que nous avons trouvé les forges d’Héphaïstos : un cratère de gaz qui crache sans discontinuer ses flammes et flammèches. Aussi grand qu’un terrain de football, il est né dans les années 1950 d’essais soviétiques de prospection et a depuis résisté à toutes les tentatives d’extinction.

Pour dormir près du cratère, il faut parcourir dix kilomètres de piste, que nous commençons avec entrain après nous être réchauffés dans une maison de thé. Mais nous sommes trop chargés pour traverser les dunes de sable : nous plantons la tente là où nos motos se sont ensablées et continuons à pied. Aller et retour, ce sont 12 km sous les étoiles du désert par une température de -5° à -10°. Pas de bruit, pas un nuage, pas de lune, pas de pollution, pas de lumière mais des milliers d’étoiles, la voie lactée, et quelques vœux silencieux au passage des étoiles filantes.

Une réflexion au sujet de « Transit au Turkménistan »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>