Yazd

Du 11 au 13 novembre – Yazd est connue pour sa mosquée aux minarets élancés – les plus hauts d’Iran – et ses ruelles dont dépassent les “tours du vent” qui apportent de l’air dans les maisons. C’est un pas de plus dans le monde bleu et ocre de la Perse, qui commence à nous ensorceler.

Une soudure et des changements de roulements usés nous offrent une autre face de Yazd, que nous aimons encore plus. Une fois encore, les contraintes mécaniques nous donnent accès à l’intimité de la ville, au dessous des cartes que le touriste ne peut pas voir, aux menues choses qui achèvent de donner aux céramiques d’Iran leur couleur.

Nous voici donc un matin en banlieue, blouses de travail et tabliers usés. C’est un monde d’hommes : c’est à peine si quelques ombres noires glissent vers les petits épiciers pour acheter des sucreries. Ici, les façades ne sont pas recouvertes de carreaux de céramique mais de barreaux, et les mosquées présentent, à intervalle régulier, leurs façades bleues. On s’affaire – soudure, peinture, collage, nettoyage – au milieu d’un flot incessant de voitures et de scooters. Nous trouvons sans peine un soudeur… et réalisons alors un peu plus ce que signifie l’hospitalité iranienne. Les soudures (une matinée de travail) n’ont pas de prix. L’explication du soudeur dépasse notre compréhension : un geste laisse entendre qu’il y a un lien spécial entre l’hôte, le voyageur et Dieu. L’argent n’y a pas sa place. Une chaîne s’organise l’après-midi pour trouver les roulements du DR350. Cathy est installée dans un café et Grégoire boit thé sur thé dans les boutiques en cherchant ses roulements. Trois personnes au moins emploient tout ou partie de leur après-midi à nous aider et c’est dans tout l’Iran que l’on téléphone : une des pièces (le roulement de pivot de suspension) est introuvable, même à Téhéran. Nous quittons nos anges gardiens le soir – ils nous attendent le lendemain, si nous le souhaitons, pour bricoler une pièce ad hoc.

Dans sa quête du roulement, Greg a quand même trouvé celui de la couronne. Il le change devant la belle mosquée du XIVème siècle ; l’autre se contentera de graisse en attendant de trouver une meilleure solution.

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